Ouvrage culturel et fraternel… Amen

Le bréviaire du Rhôniste (saison 2019-2020)

 

Par l’amicale des joueurs…

 

Introduction

Au RS, les entraineurs, comme l’équipe, fonctionnent en groupe. L’équipe I et l’équipe II portent le même maillot et l’ensemble des évènements est géré en toute unité. En seniors, la devise du club est : “1 seul Club, 1 seul Maillot, 1 seule âme”.

Si tu me lis aujourd’hui, c’est que tu fais partie intégrante du grand Rhône sportif rugby, club atypique mais au combien fraternel.

Et comme tout membre de la fraternité le sait, une chose est plus importante encore que l’alcool pour renforcer les liens entre ses membres : la chanson, la ritournelle, la paillarde, la ballade, le flonflon, la rengaine…

Tu trouveras ici un aperçu non exhaustif mais quand même quasi des airs que tu pourrais potentiellement entendre les dimanches soir dans le bus ou à la buvette autours d’un Ricard et de quelques barbus.

Mon but n’est pas d’être sorti à la moindre note fredonnée mais plutôt de te permettre une relecture attentive des textes sacrés après leur écoute première. N’hésite pas, le rhôniste n’est pas fermé et un apport musical extérieur est fortement apprécié … à bon entendeur…

 

 

La prière de notre bière :

Notre Bière qui êtes au frais,

Que Ta Chope soit sanctifiée,

Que Ton Ivresse vienne,

Que Ta Volonté soit faite au bar comme au comptoir,

Donne-nous aujourd’hui notre houblon quotidien,

Pardonne-nous nos gueules de bois

Comme nous pardonnons à ceux qui boivent du COCA,

Soumets-nous à la demi-pression

Et délivre-nous de la Soif,

Car c’est à Toi qu’appartiennent l’ivresse, le plaisir et la fête

Pour les siècles des siècles

AMEN TON PACK

 

 

1. Le pou et l’araignée

 

Un jour un pou dans la rue
Rencontra, chemin faisant,
Chemin faisant,
Une araignée bon enfant,
Elle était toute velue,
Elle vendait du verre pilé
Pour s’ach’ter des p’tits souliers.

 

REFRAIN :
Là tu m’, là tu m’emmerdes,
Là tu m’, là tu m’fais chier.
Tu nous emmerdes.
Tu nous fais chier.
Tu nous emmerdes.
Tu nous fais chier.
Et l’on entend dans les champs
s’enculer les éléphants.
Et l’on entend dans les prés
S’masturber les chimpanzés.
Et l’on entend sous les ormeaux
Battre la merde à coups d’marteau.
Et l’on entend sous les plumards
Battre le foutre à coups d’braquemarts.
Non, non, non, non, le Rhône n’est pas mort, (bis)
Car il chante encore, (bis)

Le pou, qui voulait la séduire,
L’emm’na chez l’bistroquet du coin,
Troquet du coin.
Lui offrit cinq à six coups d’vin,
L’araignée ne fit qu’en rire.
La pauvrette ne savait pas,
Qu’elle courait à son trépas.

REFRAIN

Le pou, qui n’était qu’une canaille,
Lui offrit trois francs six sous,
Trois francs six sous.
Trois francs six sous, c’est pas beaucoup
Va, tu n’es qu’un rien qui vaille.
Si tu n’mets pas six sous d’plus,
Tu n’verras pas l’trou mon cul !

REFRAIN

C’est là que les ennuis commencent,
Le pou grimpa sur l’araignée,
Sur l’araignée.
Il n’pouvait plus s’retirer,
Tant il éprouvait d’bonheur.
Si bien qu’ la pauvre araignée,
Ecopa d’la maternité.

REFRAIN

Le père, d’l’araignée, en colère,
Lui dit : « Tu m’as déshonoré,
Déshonoré.
Tu t’as laissée enceintrer !
T’es aussi putain qu’ta mère ».
La pauvrette de désespoir
S’est filée treize coups d’rasoir.

REFRAIN

Le pou, le désespoir dans l’âme,
Se tire la barbe, s’arrache les ch’veux,
S’arrache les ch’veux.
Ah! qu’il dit, « Y-a plus d’bon Dieu »
Puis il monte à Notre-Dame,
Et c’est là, qu’il s’ait foutu
Les cinq doigts et l’pouce dans l’cul.

REFRAIN

Alors les poux du voisinage,
Se réunirent pour l’enterrer,
Pour l’enterrer,
Au cimetière de Champerret,
Tout comme un grand personnage.
A que c’était triste à voir
Tous ces poux en habit noir.

 

 

 

2.La coloniale

C’était un wagon de pines
Qui revenait d’Indochine
Y en avait des longues, des fines
Qui passaient par la portière

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Y en avait des longues des fines
Qui passaient par la portière
Une bonne sœur de charité
En pris une douzaine de paires

 

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Une bonne sœur de charité
En pris une douzaine de paires
Elle les mis sur sa cheminée
Pour s’en faire des tabatières

 

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Elle les mis sur sa cheminée
Pour s’en faire des tabatières

Mais la bonne qui les vu
S’en est servi la première

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Mais la bonne qui les vu
S’en est servi la première
Elle s’en est si bien servi
Qu’elle s’est fait pter la charnière

Tiens voilà la Coloniale !
Tiens voilà les coloniaux !

Elle s’en est si bien servi
Qu’elle s’est fait pter la charnière
De tel façon que le con derrière

Ne fasse plus qu’une seule ornière

Tiens voilà la Coloniale!
Tiens voilà les coloniaux!

De tel façon que le con derrière

Ne fasse plus qu’une seule ornière
Tu crois baiser par-devant
Va te faire foutre c’est par-derrière

Tiens voilà la Coloniale!
Tiens voilà les coloniaux!

Tu crois baiser par-devant
Va te faire foutre c’est par-derrière
Tu crois lui faire un enfant
Toute la came retombe par terre

Tiens voilà la Coloniale!
Tiens voilà les coloniaux!

Tu crois lui faire un enfant
Toute la came retombe par terre

Tu lui mets le pied dedans

Tiens qu’il baisera pas son père

 

3. Le plaisir des dieux

Du dieu Vulcain, quand l’épouse friponne
Va boxonner loin de son vieux sournois,
Le noir époux, que l’amour aiguillonne,
Tranquillement se polit le chinois.
Va-t-en, dit-il à sa fichue femelle,
Je me fous bien de ton con chassieux ;
De mes cinq doigts, je fais une pucelle,
Masturbons-nous, c’est le plaisir des dieux,

Bas ! Laissons-lui ce plaisir ridicule,
Chacun, d’ailleurs, s’amuse à sa façon :
Moi, je préfèr’la manière d’Hercule,
Jamais sa main ne lui servit de con.
Le plus sal’trou, la plus vieille fendasse,
Rien n’échappait à son vit glorieux,
Nous serons fiers de marcher sur ses traces
Baisons, baisons, c’est le plaisir des dieux.

Du dieu Bacchus quand, accablé d’ivresse,
Le vit mollit et sur le con s’endort,
Soixante neuf et le vit se redresse ;
Soixante neuf ferait bander un mort,
O clitoris, ton parfum de fromage
Fait regimber nos engins glorieux
A ta vertu, nous rendons tous hommage :
Gamahuchons, c’est le plaisir des dieux.

Quand à Pluton, le dieu à large panse,
Le moindre effort lui semble fatigant ;
Aussi, veut-il, sans craindre la dépense,
Faire sucer son pénis arrogant,
Et nous, rêvant aux extases passées,
Tout languissants, réjouissons nos yeux
En laissant faire une amante empressée,
Laissons sucer, c’est le plaisir des dieux. (bis)

 

 

Pour Jupiter, façon vraiment divine,
Le con lui pue, il aime le goudron ;
D’un moule à merde, il fait un moule à pine
Et bat le beurre au milieu de l’étron,
Cette façon est cruellement bonne
Pour terminer un gueuleton joyeux :
Après l’dessert, on s’encule en couronne,
Enculons-nous, c’est le plaisir des dieux. (bis)

Au reste, amis, qu’on en fasse à sa tête,
Main, con, cul, bouche, au plaisir tout est bon,
Sur quelqu’autel qu’on célèbre la fête,
Toujours là-haut, on est sûr du patron.
Foutre et jou-ir, voilà l’unique affaire,
Foutre et jou-ir : voilà quels sont nos voeux,
Foutons, amis, qu’importe la manière, (bis)
Foutons, foutons, c’est le plaisir des dieux.

 

4. La fourre-tout

Reluque la minette du haut de son balcon,

Elle a du poil au fesse et du poil au menton,

Elle a, les yeux, rivés sur le troisième bouton de mon panta-cul, de mon penta-quoi de mon pantalon,

Crenon de nom, la belle Suzon,

Crenon d’un chien, jla baiserai bien,

 

Tous les dimanches, j’mastique le manche,

Car il vaut mieux s’astiquer le nœud que d’attraper mal à la queue,

Et si ma pine a mauvaise mine,

C’est que Suzon la belle Suzon a mal lavé son con,

 

Laver, laver, laver, laver, laver la bite à l’eau chaude,

Laver, laver, laver, laver, laver la bite à l’eau chaude,

 

Bien le bonjour Madame Bertrand,

Vous avez des filles vous avez des filles,

Bien le bonjour Madame Bertrand,

Vous avez des filles qu’on le cul trop grand,

Elles ont le cul comme des marmites

Et pour les baiser il faut des grosses bites,

Bien le bonjour Madame Bertrand,

Vous avez des filles qu’on le cul trop grand,

 

Arrêtez, arrêtez cocher, j’ai un poil de cul pris dans la portière,

Arrêtez, arrêtez cocher, j’ai un poil de cul pris dans le marche-pied,

Faut-il pour un du cul, pour un poil du con faire tant de manières,

Faut-il pour un du cul, pour un poil du con faire tant de façons,

 

Suzon as-tu vu …

Le trou de mon cul …

Il est ovale mon trou de balle,

Il n’est ni rond ni carré ni pointu,

Le trou de mon cul

 

 

Le duc de bordeaux ressemble à mon père,

Mon père à ma sœur et ma sœur à mon cul,

Si bien que j’en conclu, qu’le duc de Bordeaux,

Ressemble à mon cul comme deux gouttes d’eaux …

 

Tayo, tayo, tayooooo ferme ta gueule répondit l’écho

Tayo, tayo, tayooooo ferme ta gueule répondit l’écho

 

J’entend dans le lointain ton chien qui baise le mien,

 

Tayo, tayo, tayooooo ferme ta gueule répondit l’écho

 

A nous les femmes qui se couchent sur le dos,

A nous les femmes qui font des pipes au chevaux,

A nous les femmes qui se disent délicates,

A nous les femmes qui se font peter la chatte,

 

Et elle disait qu’elle revenait de la messe et du sermon,

Mais c’est pas vrai !!

Elle revenait de se faire farfouiller le fion,

De telle façon que son con à ma bite servit d’étude,

De telle façon que ma bite a seulement servie de bouchon,

 

Et elle descend de la montagne à cheval..

Elle descend de la montagne à cheval..

Elle descend de la montagne, elle descend de la montagne, elle descend de la montagne à cheval..

Et youpi yaya youpiyoupiyaaa

 

5. Le petit Savoyard

 

Dans un coin perdu de montagne

Un tout petit savoyard

Chantait son amour dans le calme du soir

Près de sa bergère au doux regard

 

Etoile des neiges, Mon cœur amoureux

S’est pris au piège, De tes grands yeux

Je te donne en gage, Cette croix d’argent

Et de t’aimer toute la vie, J’en fais serment

 

Hélas, soupirait la bergère

Que nous dirons nos parents

Comment ferons-nous, nous n’avons pas d’argent

Pour nous marier dès le printemps

 

Etoile des neiges, sèche tes beaux yeux

Le ciel protège les amoureux

Je pars en voyage, pour qu’à mon retour

A tout jamais, plus rien n’empêche notre amour

 

Alors il partit vers la ville

Et ramoneur il se fit

Dans les cheminées dans le froid et la pluie

Comme un petit diable noir de suie

 

Etoile des neiges, sèche tes beaux yeux

Le ciel protège les amoureux

Ne perds pas courage, il te reviendra

Et tu seras bientôt encore entre ses bras

 

Et comme les beaux jours refleurirent

Il s’en revint au hameau

Et sa fiancée l’attendait tout 1à-haut

Parmi les clochettes du troupeau

 

Etoile des neiges, Les garçons d’honneur

Vont en cortège portant des fleurs

Par un mariage finit mon histoire

De la bergère et de son petit Savoyard

5. messieursjevaisPOurPrésenter

L’’arrière dont on n’a pas parlé L’’arrière dont on n’a pas parlé Du quinze est le plus bel objet
Du quinze est le plus bel objet

Entre les poteaux plantant ses béquilles Partout il est partout il brille
Mais malgré tout c’est un méchant
Quand on tape dessus il montre les dents

Avec avec du poil sur les ro – o se
Et sur les hortensias c’est la même chose

Messieurs je vais vous présenter Messieurs je vais vous présenter L’équipe rugby du Rhône Sportif L’équipe rugby du Rhône Sportif

Comme vous le voyez ce sont de beaux mâles
Blond, brun ou rouquin au teint pâle
Mais malgré tout ce sont des méchants
Quand on tape dessus ils montrent les dents

Les huit gros lourds qu’vous voyez là Les huit gros lourds qu’vous voyez là Ce sont les bœufs qui marchent au pas Ce sont les bœufs qui marchent au pas

Bombant leur torse et trainant leur gros
ventre
Partout ils sont partout ils rentrent
Mais malgré tout ce sont des méchants
Quand on tape dessus ils montrent les dents

Les deux demis qu’on ne voit pas Les deux demis qu’on ne voit pas N’en sont pas moins présent pour ça N’en sont pas moins présent pour ça

Comme des roquets se cachant sous la table
Partout ils sont partout ils râlent
Mais malgré tout ce sont des méchants
Quand on tape dessus ils montrent les dents

Les 3/4 aile aux pieds ailés
Les 3/4 aile aux pieds ailés N’ont rien de gens bien étoffés N’ont rien de gens bien étoffés

Il faut les voir quand ils s'envolent
Changement de pied et ça décol-le
Mais malgré tout ce sont des méchants
Quand on tape dessus ils montrent les dents

6.L’ardéchoise (Le gonze de bourg)

J’ai visité bien des grandes villes,

J’ai vu Paris et sa banlieue,
Oh villageois dormez tranquille,

Oh Ardéchois vivez heureux
Piétinant vos grandes artères,

Si les yeux m’ont piqué un peu
C’est vos râlant pétrolifères,

L’émotion n’est plus dans vos lieux,

Moi la montagne c’est mon décor dès le soleil levant
Qu’elle est jolie quand je m’endors, la chanson du vent
Et la pluie mouille-t-elle encore le pavé Parisien
Chez nous quand il pleut dehors,

Beau est mon jardin,

Les ardéchois, les 07,

Vous dites qu’on retarde un peu
Et qu’on a l’air un peu bébêtes,

Parait qu’on est des culs terreux
Alors pourquoi dans cette Ardèche,

Dans ses cailloux et dans ses fleurs
Vous venez y frotter vos fesses,

C’est vrai que ça leurs donne des couleurs

Moi la montagne c’est mon décor dès le soleil levant
Qu’elle est jolie quand je m’endors, la chanson du vent
Le soleil chauffe-t-il encore le pavé Parisien
chez nous quand il fait beau dehors,

Il y aura du bon vin

Et chez nous quand on boit un verre,

Oui c’est encore entre copains
C’est pas dans un salon d’affaires,

On connaît encore son voisin
Les Ardéchois ça tire-bouchonne,

À la santé de vos bouchons
Et de votre air qui embouchonne,

Chez nous l’air et le vin sont bons,

Moi la montagne c’est mon décor dès le soleil levant
Qu’elle est jolie quand je m’endors, la chanson du vent
Quand l’automne arrive sur Paris,
La vilaine saison, chez nous lorsque arrive la pluie,

Vive les champignons

 

Les ardéchois ont leurs chaumières,

Les grands ensembles aux citadins
Les poissons sont dans nos rivières,

La tour Effel aux Parisiens
Paris, Paris, chante ta seine,

Marseille chante son vieux port
Mais laissez-moi chanter l’Ardèche

Et laissez-moi vous dire encore,

Moi la montagne c’est mon décor dès le soleil levant
Qu’elle est jolie quand je m’endors, la chanson du vent
Parisiens laissez-les un peu vous en avez besoin,
De ces culs-terreux qui valent bien tous ces culs-culs parisiens !

 

 

7. HEgoak (un type qui a la même voix que gnoch)

Hegoak ebaki banizkio
neuria izango zen
Ez zuen alde egingo
Hegoak ebaki banizkio
neuria izango zen
Ez zuen alde egingo

Bainan horrela
ez zen gehiago
xoria izango
bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Eta nik xoria nuen maite
Eta nik eta nik xoria nuen maite

lala lala lala lala lala, lala
lala lala lala lalaaaaa
lala lala lala lala lala, lala
lala lala lala lalaaaaa

hu huuuuuu
hu huuuuuu

Bainan horrela
ez zen gehiago
xoria izango
bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Eta nik xoria nuen maite
Eta nik eta nik xoria nuen maite

lala lala lala lala lala, lala
lala lala lala lalaaaaa
lala lala lala lala lala, lala
lala lala lala lalaaaaa

 

8.Le troubadour

J’ai fait le tour du monde
Et partout j’ai baisé
Des brunes et des blondes
Le soir dans le fossé
J’ai baisé des grenouilles
Enculé des crapauds
Qui me suçaient les couilles
Le soir au bord de l’eau

REFRAIN :
C’est le troubaba, c’est le troubadour
Qui baise la nuit, et qui baise le jour
C’est le troubaba, c’est le troubadour
Qui baise la nuit, le jour, le troubadour

C’est la reine d’Angleterre
Qui traversa la mer
Pour voir si les Français
Baisaient mieux que les Anglais
Et saperlipopette
Des trente-six positions
C’est encore la levrette

Qui remporta l’ pompon,

REFRAIN :

C’est la reine d’Espagne
Qui dit à son mari
J’aime bien le champagne
Mais j’aime mieux ton vît
Ce soir au clair de lune
Ô mon cher Alphonso
Je te taillerai une plume
Pour mettre à mon chapeau

 

REFRAIN :

C’est la reine d’Autriche
Qui sur son canapé
S’faisait p’loter les miches
Par un jeune français
Au bout de trente-six semaines
Ô chose inattendue
Elle s’aperçut qu’ son ventre
Etait plus gros qu’ son cul

REFRAIN :

C’est l’empereur de chine
Qui n’est pas convaincu
Qu’en bas de son échine
Se trouve le trou d’ son cul
C’est l’empereur de Siam
Qui n’ayant pas d’enfant
Fit enculer sa femme
Par un éléphant blanc

 

 

9. Le petit Grégory

En remontant les bords de la Vologne
On a noyé le petit Grégory
On l’a noyé, l’a noyé, l’a noyé
On a noyé le petit Grégory
Plouf, plouf, plouf, plouf…

mais pour le faire il faut savoir s’y prendre
Lui lier les mains et le bien bâillonner
Lui lier les mains lier les mains lier les mains
Lui lier les mains et le bien bâillonner
Hmm, hmm, hmm…

En remontant il est déjà tout vert
Le petit homme a d’l’eau plein les artères
Le petit homme (ter)
Le petit homme a d’l’eau plein les artères
Floc, floc, floc…

Oh mais mon dieu quel est l’horrible oiseau
Qui a tué l’enfant, bien sûr c’est l’corbeau
Qui a tué l’enfant (ter)
Qui a tué l’enfant, bien sûr c’est l’corbeau
Croa, croa, croa…

Pour tout cercueil il a un sac poubelle
Un sac poubelle avec de la ficelle
Un sac poubelle (ter)
Un sac poubelle avec de la ficelle
Propsac, propsac, propsac…

N.B : le petit Grégory est attendu par sa maman à la prochaine écluse.

 

  • Les joueurs du Rhône Sportif

 

Quan on tape dessus ils montrent les dents

10. La jeune fille du métro (Renaud)

 

C’était une jeune fille simple et bonne
Qui ne demandait rien à personne
Un soir dans l’métro, y avait presse
Un jeune homme osa, je l’confesse
Lui passer la main … Sur les ch’veux
Comme elle avait bon cœur, elle s’approcha un peu.

Sentant le mouvement d’la demoiselle
L’jeune homme s’approcha un peu d’elle
Voulant savoir c’qui la chatouille
Derrière son dos elle tripatouille
Et tombe sur une belle paire de…..gants
Que l’jeune homme, à la main
Tenait négligemment,

 

Mais comme elle craignait pour sa robe
A cette attaque elle se dérobe
Et comme dans chaque homme tout de suite
S’éveille un démon qui l’habite
L’jeune homme lui sorti sa ……carte

Et lui dit j’m’appelle Jules et j’habite rue Descartes

 

L’métro continue son voyage
Elle se dit c’jeune homme n’est pas sage
Je sens quelque chose de pointu
Qui d’un air ferme et convaincu
Cherche à pénétrer dans mon… cœur
Ah qu’il est doux d’aimer, quel frisson de bonheur.

Ainsi à Paris, quand on s’aime
On peut se le dire sans problème
Peu importe le véhicule
N’ayons pas peur du ridicule
Dites-lui simplement … Je t’en prie
Viens donc à la maison manger des spaghettis.

 

11. Germaine (Renaud)

 

Elle habitait, Germaine, Une chambre de bonne
Quelque part dans le cinquième, A coté de la Sorbonne
Les WC sur le pallier, Une fenêtre sur la cour
En haut d’un escalier, Qu’avait jamais vu le jour
Et sur les murs sans joie, De ce pauvre boui-boui
Y’avait Che Guevara, Les Pink Floyd et Johnny
Sur le vieil électrophone, Trop souvent détraqué
Elle écoutait les Stones, Et Maxime le Forestier

 

REFRAIN :

Germaine, Germaine,

Une java ou un tango, C’est du pareil au même,

Pour te dire que je t’aime, Qu’importe le tempo,

Germaine, Germaine,
Un rock ‘n’ roll ou un slow, C’est du pareil au même
Pour te dire que je t’aime, Et que je t’ai dans la peau

 

Ça sentait bon chez elle, L’herbe et le patchoulis
Le parfum des poubelles, Au petit matin gris
On buvait de la bière, Et du thé au jasmin
Assis en rond parterre, Sur un tapis indien
Les voisins du dessous, Étaient bien sympathiques
Quand on faisait trop les fous, Ils se plaignaient qu’aux flics
Enfin bref chez Germaine, C’était vraiment Byzance
Tous les jours de la semaine, On était en vacances

 

REFRAIN 

 

Mais quand elle est partie, Un jour pour Katmandou
Moi je vous jure les amis, Ça m’a fichu un coup
Sur la place Saint Michel, Où elle traînait parfois
On parle encore d’elle, Des sanglots dans la voix
Moi j’ai repris sa piaule, Mais c’est plus comme avant
C’est même plus vraiment, Drôle elle me manque souvent
Mais son électrophone, Elle me l’a laissée
Comme ses disques des Stones, Et de Maxime le Forestier

 

Germaine, Germaine,

Une java ou un tango, C’est du pareil au même,

Pour te dire que je t’aime, Et que je t’ai dans la peau,

Germaine, Germaine
Un rock ‘n’ roll ou un slow, C’est du pareil au même
Pour te dire que je t’aime, Et que j’aime la Kanterbraü

 

 

12. La boiteuse

 

Quand la boiteuse s’en va au marché (bis)
Elle n’y va jamais sans son panier (bis)

 

REFRAIN :

Et elle s’en va, le long de la rivière
Tortillant du cul, des fesses et du derrière
Ah, jamais on a vu, non jamais vu
Un aussi beau cul que celui de la boiteuse
Ah, l’on ne verra plus, ne verra plus
Une boiteuse avec un si beau cul
Sur l’air du tralalalala
Sur l’air du tralalalala
Sur l’air du tralalalalalalalala

Quand la boiteuse s’en va au rugby (bis)
Elle n’y va jamais sans son demi (bis)

REFRAIN :

Quand la boiteuse vient à Lézignan (bis)
Elle montre son oignon à tous les habitants (bis)

REFRAIN :

Quand la boîteuse va faire la feria (bis)
On voit son tapanari dans les bodegas (bis)

REFRAIN :

Quand la boîteuse vient à Pézénas (bis)
C’est pour se confesser au curé de Conas (bis)

REFRAIN :

13. Mon dernier bal (Renaud)

 

Au cinoche de Créteil Y jouaient que des pornos
Moi ça m’disait trop rien J’les avais déjà vu
J’ai dit à mes copains Y’a un baloche à Sarcelles
On va y faire un saut Y’aura peut-être des morues
Et pis ça fait un baille Qu’on s’est plus bastonné
Avec de la flicaille Ou des garçons bouchés

REFRAIN :

C’est mon dernier bal
Ma dernière virée
Demain dans l’journal
Y’aura mon portrait

On a pris les bécanes Et on s’est arrachés
Direction la castagne La bière à bon marché
Mais on n’était pas seul On avait emmené
Deux trois amuse-gueules Dont l’port est prohibé
On veut pas provoquer Moi j’suis pas un fondu
Mais faut bien dire c’qui est J’suis pas un ange non plus

REFRAIN :

Arrivés à l’entrée Devant la pauvre caissière
On voulait pas payer Vingt-cinq balles c’est trop cher
Alors on a profité Pour une fois qu’y’avait pas
L’service d’ordre de KCP Pour foncer dans l’tas
Et puis on s’est pointé Direct à la buvette
Où on s’est enfilé Chacun nos huit canettes

REFRAIN :

Y’avait une bande de mecs De l’autre côté d’la piste Qui nous mataient à mort
Depuis un bon moment On s’est fritté avec
C’était vraiment pas triste Pis on s’est réconcilié
D’vant une bière en s’marrant

D’nos jours dans les baloches On s’exprime, on s’défoule
A grand coup d’manches de pioches Une fracture, ça dessaoule

REFRAIN :

Et l’espèce de ringard Qui jouait d’l’accordéon
On’ y a fait bouffer Avec ses bretelles
Maintenant il a une belle paire De poumons nacrés
Dès qu’i’tousse un peu I’recrache les boutons
Quand ça a dégénéré En baston générale
On a vu se pointer Les milices rurales

 

REFRAIN :

Avec mon flingue d’alarme J’avais l’air d’un con
Devant la Winchester De l’adjoint au maire
Y m’a dit N’avance pas Si tu bouge t’es mort
J’aurai pas dû bouger Maintenant je suis mort.
Dans la vie mon p’tit gars Y’a pas à tortiller
Y’a rien de plus dangereux Que de se faire tuer

C’est mon dernier bal
J’en ai reçu une
Putain qu’ça fait mal
De crever sous la lune

REFRAIN 

 

14. La corrida (Francis Cabrel)

 

Depuis le temps que je patiente Dans cette chambre noire
J’entends qu’on s’amuse et qu’on chante Au bout du couloir
Quelqu’un a touché le verrou Et j’ai plongé vers le grand jour
J’ai vu les fanfares, les barrières Et les gens autour

 

Dans les premiers moments j’ai cru Qu’il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l’avoir Cette danseuse ridicule

 

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

Andalousie je me souviens Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant Ce pantin, ce minus !
Je vais l’attraper, lui et son chapeau Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero Dormira sur ses deux oreilles

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

J’en ai poursuivi des fantômes Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou Pour que je m’incline

Ils sortent d’où ces acrobates Avec leurs costumes de papier ?
J’ai jamais appris à me battre Contre des poupées

Sentir le sable sous ma tête C’est fou comme ça peut faire du bien
J’ai prié pour que tout s’arrête Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu’on puisse autant S’amuser autour d’une tombe

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?

Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar
Y mataremos otros

 

15. Le chasseur (Michel Delpech)

 

Il était cinq heures du matin
On avançait dans les marais
Couverts de brume
J’avais mon fusil dans les mains
Un passereau prenait au loin
De l’altitude

Les chiens pressés marchaient devant
Dans les roseaux

 

Par-dessus l’étang
Soudain j’ai vu
Passer les oies sauvages
Elles s’en allaient
Vers le midi
La Méditerranée

Un vol de perdreaux
Par-dessus les champs
Montait dans les nuages
La forêt chantait
Le soleil brillait
Au bout des marécages

 

Avec mon fusil dans les mains
Au fond de moi je me sentais
Un peu coupable
Alors je suis parti tout seul
J’ai emmené mon épagneul
En promenade

 

Je regardais Le bleu du ciel
Et j’étais bien

 

Par-dessus l’étang
Soudain j’ai vu
Passer des oies sauvages
Elles s’en allaient
Vers le midi
La Méditerranée

Un vol de perdreaux
Par-dessus les champs

 

16. Bella Ciao

 

Una mattina mi sono svegliato
O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao, ciao, ciao
Una mattina mi sono svegliato
E ho trovato l’invasor

 

O partigiano, portami via
O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao ciao ciao
O partigiano portami via
Che mi sento di morir

 

E se io muoio, da partigiano
O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellir

 

Mi seppellirai, lassù in montagna
O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao ciao ciao
Mi seppellirai, lassù in montagna
Sotto l’ombra di un bel fior

 

E la gente che passerà
O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao ciao ciao
E la gente che passerà
E dirà oh che bel fior!

O bella ciao, O bella ciao
O Bella ciao ciao ciao

 

17. Emmenez-moi (Charles Aznavour)

 

Vers les docks où le poids et l’ennui Me courbent le dos
Ils arrivent le ventre alourdi de fruits Les bateaux

Ils viennent du bout du monde Apportant avec eux des idées vagabondes aux reflets de ciels bleus, De mirages
Traînant un parfum poivré de pays inconnus Et d’éternels étés où l’on vit presque nus Sur les plages

Moi qui n’ai connu toute ma vie Que le ciel du nord

J’aimerais débarbouiller ce gris En virant de bord

 

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

 

Dans les bars à la tombée du jour Avec les marins
Quand on parle de filles et d’amour, un verre à la main

 

Je perds la notion des choses et soudain ma pensée M’enlève et me dépose, un merveilleux été Sur la grève
Où je vois tendant les bras l’amour qui comme un fou Court au-devant de moi et je me pends au cou, De mon rêve

 

Quand les bars ferment, que les marins Rejoignent leur bord
Moi je rêve encore jusqu’au matin Debout sur le port

 

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

 

Un beau jour sur un rafiot craquant De la coque au pont
Pour partir je travaillerais dans la soute à charbon

Prenant la route qui mène à mes rêves d’enfant Sur des îles lointaines où rien n’est important Que de vivre
Où les filles alanguies vous ravissent le cœur En tressant m’a-t’on dit de ces colliers de fleurs Qui enivrent

Je fuirais, laissant là mon passé Sans aucun remords
Sans bagage et le cœur libéré En chantant très fort

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

 

Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil

 

18. Les copains d’abord (Georges Brassens)

 

Non, ce n’était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu’on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en pèr’ peinard
Sur la grand mare des canards
Et s’app’lait les Copains d’abord
Les Copains d’abord

 

Ses fluctuât nec mergitur
C’était pas d’la littérature
N’en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat’lots
N’étaient pas des enfants d’salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d’abord

 

C’étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C’étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d’abord

 

C’étaient pas des anges non plus
L’Évangile, ils l’avaient pas lu
Mais ils s’aimaient tout’s voil’s dehors
Tout’s voil’s dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C’était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor
Aux copains d’abord

 

Au moindre coup de Trafalgar
C’est l’amitié qui prenait l’quart
C’est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu’leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d’abord

 

19. Siffler là-haut sur la colline (Joe Dassin)

 

Je l’ai vue près d’un laurier, elle gardait ses blanches brebis
Quand j’ai demandé d’où venait sa peau fraîche elle m’a dit
« C’est d’rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies »
Mais quand j’ai dit qu’avec elle je voudrais y roulait aussi
Elle m’a dit

 

Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline
De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines
J’ai cueilli les fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu
J’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue

Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai

 

À la foire du village, un jour je lui ai soupiré
Que je voudrais être une pomme suspendue à un pommier
Et qu’à chaque fois qu’elle passe elle vienne me mordre dedans
Mais elle est passée tout en me montrant ses jolies dents

Elle m’a dit

Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline
De l’attendre avec un petit bouquet d’églantines
J’ai cueilli les fleurs et j’ai sifflé tant que j’ai pu
J’ai attendu, attendu, elle n’est jamais venue

Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai
Zai-zai-zai-zai

 

Oh-oh
Oh-oh
Oh-oh
Oh-oh

 

20. Les murs de poussière (Francis Cabrel)

 

Il rêvait d’une ville étrangère
Une ville de filles et de jeux
Il voulait vivre d’autres manières
Dans un autre milieu

 

Il rêvait sur son chemin de pierres
« Je partirai demain, si je veux
J’ai la force qu’il faut pour le faire
Et j’irai trouver mieux »

 

Il voulait trouver mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir

Près du feu qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il voulait trouver mieux

 

Il a fait tout le tour de la terre
Il a même demandé à dieu
Il a fait tout l’amour de la terre
Il n’a pas trouvé mieux

 

Il a croisé les rois de naguère
Tout drapés de diamants et de feu
Mais dans les châteaux des rois de naguère
Il n’a pas trouvé mieux

 

Il n’a pas trouvé mieux
Que son lopin de terre
Que son vieil arbre tordu au milieu
Trouver mieux que la douce lumière du soir

Près du feu qui réchauffait son père
Et la troupe entière de ses aïeux
Le soleil sur les murs de poussière
Il n’a pas trouvé mieux

 

Il a dit, « je retourne en arrière
Je n’ai pas trouvé ce que je veux »
Il a dit, « je retourne en arrière »
Il s’est brûlé les yeux

 

21. Amsterdam (Jacques Brel)

 

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes

 

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui meurent
Pleins de bière et de drames
Aux premières lueurs

Mais dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui naissent
Dans la chaleur épaisse
Des langueurs océanes

 

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
À croquer la fortune
À décroisser la Lune
À bouffer des haubans

Et ça sent la morue
Jusque dans le cœur des frites
Que leurs grosses mains invitent
À revenir en plus
Puis se lèvent en riant
Dans un bruit de tempête
Referment leur braguette
Et sortent en rotant

 

Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dansent
En se frottant la panse
Sur la panse des femmes
Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance

  • Formi-Formidable (Charles Aznavour)

 

You are the one for me, for me, formi, formidable
You are my love, very, very, véri, véritable
Et je voudrais un jour enfin pouvoir te le dire
Te l’écrire
Dans la langue de Shakespeare

 

My daisy, daisy, dési, désirable
Je suis malheureux d’avoir si peu de mots à t’offrir en cadeau
Darling I love you, love you, darling, I want you
Et puis c’est à peu pres tout
You are the one for me, for me, formi, formidable

 

You are the one for me, for me, formi, formidable
But how can you see me, see me, si mi, si minable
Je ferais mieux d’aller choisir mon vocabulaire
Pour te plaire
Dans la langue de Molière

 

Toi, tes eyes, ton nose, tes lips adorables
Tu n’as pas compris
Tant pis, ne t’en fais pas et
Viens-t’en dans mes bras
Darling I love you, love you, darling, I want you
Et puis le reste, on s’en fout
You are the one for me, formi, formidable

 

Je me demande même pourquoi je t’aime
Toi qui te moque de moi et de tout
Avec ton air canaille, canaille, canaille
How can I love you?

 

22. La montagne (Jean Ferrat)

 

Ils quittent un à un le pays
Pour s’en aller gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils en rêvaient
De la ville et de ses secrets
Du formica et du ciné
Les vieux ça n’était pas original
Quand ils s’essuyaient machinal
D’un revers de manche les lèvres
Mais ils savaient tous à propos
Tuer la caille ou le perdreau
Et manger la tomme de chèvre

 

Pourtant que La montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

Avec leurs mains dessus leurs têtes
Ils avaient monté des murettes
Jusqu’au sommet de la colline
Qu’importent les jours les années
Ils avaient tous l’âme bien née
Noueuse comme un pied de vigne
Les vignes elles courent dans la forêt
Le vin ne sera plus tiré
C’était une horrible piquette
Mais il faisait des centenaires
A ne plus que savoir en faire
S’il ne vous tournait pas la tête

 

Pourtant que La montagne est belle
Comment peut-on s’imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver ?

 

Deux chèvres et puis quelques moutons
Une année bonne et l’autre non
Et sans vacances et sans sorties
Les filles veulent aller au bal
Il n’y a rien de plus normal
Que de vouloir vivre sa vie
Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire

BREVIAIRE du RHONISTE